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Les tiques qui propagent la maladie de Lyme seront plus nombreuses au Canada
20 septembre 2005
Presse Canadienne (PC)
Les tiques hématophages qui favorisent la propagation de la maladie de Lyme devraient sévir dans plusieurs des régions de l'Est canadien à mesure que le climat se réchauffe, soutiennent des chercheurs.
La maladie de Lyme est une affection non mortelle qui entraîne des rougeurs migratoires de la peau, des arthrites diverses, des neuropathies et une méningo-encéphalite. La maladie, causée par un micro-organisme spiralé (Borrelia burgdorferi) transmis par les tiques, est débilitante et incurable.
Elle est rare au Canada, mais se situe parmi les 10 plus importantes maladies infectieuses aux États-Unis - avec 20 000 cas chaque année.
Les scientifiques ont déjà identifié six infestations d'Ixodes scapularis (nom latin de la tique à pattes noires) connues pour faciliter la transmission de la maladie de Lyme, a affirmé le microbiologiste Nick Ogden, de l'Université de Montréal, au cours de la conférence annuelle de l'Association canadienne de santé publique.
Jusqu'au début des années 1990, une seule population de tiques de ce genre avait été recensée au Canada, a indiqué M. Ogden, en affirmant que d'ici 2020, une grande partie du sud du Québec et de l'Ontario sera devenu un habitat convenable pour la tique à pattes noires.
«À ce jour, nous en sommes à la conclusion qu'une expansion du territoire de la tique devrait avoir lieu vers le nord. La survie de la tique va augmenter de façon importante.»
Selon lui, le manque d'humidité pourrait empêcher la tique de se développer du côté des Prairies. La Côte Ouest connaît sa version de la tique à pattes noires (Ixodes pacificus), mais celle-ci est beaucoup efficace que sa cousine de l'Est pour transmettre le micro-organisme responsable de la maladie de Lyme.
M. Ogden a indiqué que les tiques sont déjà transportées vers le nord par les oiseaux et ont été localisées dans des régions peuplées dans l'Est canadien.
Selon lui, les médecins devraient garder l'oeil ouvert de façon à pouvoir diagnostiquer la maladie lorsqu'elle se présentera chez un patient.
La maladie est difficile à diagnostiquer et plusieurs cas ne seraient pas détectés au Canada parce que ses symptômes ressemblent à ceux du syndrome de fatigue chronique: maux de tête, fièvre, fatigue et rougeurs cutanées.
Une autre étude - que celle du professeur Ogden - présentée à la conférence prédit que les changements climatiques provoqueront une prolifération des maladies hydriques, en raison notamment de l'incapacité des réseaux d'égouts et des usines de filtration à gérer les pluies diluviennes occasionnelles.
L'auteur de l'étude, Daniel Gillis, de l'Université de Guelph, en est venu à la conclusion qu'il y a quatre fois plus de risques à la suite d'un épisode de pluie extrême qu'une maladie d'origine hydrique se développe en épidémie.
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